La Galerie peinture à Lyon consacre depuis quelques temps une de ses expositions à l’art d’Océanie pour promouvoir et inciter à l’approche culturelle des différentes civilisations d’Australie, de Mélanésie, Micronésie, Polynésie qui ont été fortement influencées par l’immensité des espaces mais aussi par les richesses nourricières et mythiques de l’Océan.

La galerie de peinture à Lyon dévoile la diversité et la richesse de l’art d’Océanie. Les cultures de Mélanésie, Polynésie et Micronésie sont représentées par des objets du quotidien ainsi que des objets cérémoniels de différents genres. Ainsi, tissus, sculptures, objets en jade ou combinant métal repoussé et pierre comme de la turquoise, poterie de terre cuite décorée se retrouvent avec les productions artistiques précolombiennes, des Olmèques aux Incas et Aztèques, en passant par les Mochicas, Mayas… en soit toutes les cultures de l’Amérique du sud et centrale. L’art amérindien n’est pas en reste, de même que les peintures et l’art des Aborigènes d’Australie. En effet, les premières manifestations de l’art aborigène australien remontent à plus de 30 000 ans. Il est alors représenté par des peintures et des gravures rupestres que le voyageur en Australie peut encore voir, par exemple dans les grottes sacrées du Nord du pays. Cet art n’a cessé de se développer et d’évoluer au fil du temps des tout débuts de l’Australie jusqu’à l’arrivée des premiers colons anglo-saxon avec l’apparition de styles différents figuratifs ou abstraits. A la même période apparait la peinture rupestre, sur sol, sur écorce et des sculptures de totems et d’objets rituels. Tout d’abord l’art d’Océanie et en particulier l’art aborigène fut soit méprisé soit nié par la puissance coloniale. Au plus, on s’y intéressait à des fins ethnologiques mais jamais dans une perspective artistique Cette situation a perduré du XIXème à la première moitié du XXème. Dans les années 30, les peintures et les sculptures réalisées par les Aborigènes ou par les peuples d’Océanie ont commencé à attirer à l’attention des amateurs d’art qui étaient séduits par l’aspect énigmatique, abstrait et nouveau des réalisations artistiques. Les Aborigènes furent alors incités à créer des œuvres artistiques destinées à ce public en particulier tout en préservant artistique la dimension religieuse de leurs création dont elle tirait les origines. A partir de 1970 et grâce aux mouvements d’émancipation aborigènes, l’existence, la particularité et l’importance de ce courant artistique a été reconnues en tant que véritable art contemporain et se trouvé exposé dans les musées et galeries.