Des expositions personnelles d’artistes contemporains connus sur le plan national  et international sont programmées par la galerie d’art moderne dans le cadre de son ouverture sur le travail de jeunes artistes, peintre, sculpteurs, illustrateurs. La galerie d’art moderne poursuit également sa recherche prospective d’artistes méconnus de la création artistique contemporaine.
Une des expositions de la galerie d’art moderne est une exposition collective qui réunit  Frédéric Perimon, Olivier Auguste et Yann Daumas, trois artistes connus des lieux s’appelle « Multiples de dessins ».Trois espaces, trois artistes, pour une expo multiple et monographique qui présente les histoires didactiques, irrévérencieuses et scabreuses d’Olivier Auguste : saynètes réalisées sur plaque dentaire rose. “Multiples de dessins” propose également de voir ou revoir les objets tendance bondage et terriblement décomplexés de Fréderic Périmon ainsi que ses œuvres si particulières, fragiles et poétiques réalisées en gouttes de colle. Le 3ème espace est lui, dédié à l’artiste Yann Daumas et ses petits formats réalisés sur des notices pharmaceutiques. Une expo commune pour un même support, une même ambition : le dessin tout azimut, impertinent, souvent drôle, toujours obsessionnel et furieusement décalé. Les tableaux de petits formats crées par Yann Daumas entre 2001 et 2006 explorent la petite surface limitée des notices de médicaments. L’artiste explique ses dessins artistiques de la manière suivante : «  Ma mère est infirmière et mon père est peintre » d’où cette fascination obsessionnelle pour les notices de médicaments. Au moyen de posologies en métaphores, l’ancien élève des Beaux-arts de Marseille utilise l’espace de liberté qui lui est ici accordé : des territoires exsangues presque hostiles qui s’appellent Subutex ou Stinox et que l’artiste revisite au gré des humeurs. Yann Daumas s’y projette en y fixant les effets possibles de tous ces médicaments. Une réalisation qui démarre par l’utilisation d’emballage de produits de consommation qui rappelle une installation de 2006 ou l’artiste présentait dans une galerie d’art moderne plus de 5000 paquets de cigarettes customisés à ses goûts et envies. Ainsi par touches discrètes, grâce à des traits de crayons en larges aplats de gouache, Yann Daumas appose par doses homéopathiques des dessins figuratifs parfois violents mais très souvent humoristiques. A la manière d’un instantané qui fige une réalité sombre ou farfelue ; les œuvres se répondent et jaugent le regard du visiteur. Effets indésirables et contre-indications s’expriment avec  transparence avec la symbolisation d’une vie quasi éternelle que la science médicale veut nous vendre