Les tableaux de peinture moderne de Marie Laurencin sont pour certains conservés dans plusieurs musées de France ou exposés dans des galeries notamment à la galerie d’art Lyon. Le musée de l’Orangerie conserve cinq de ses toiles. Dans ce monde d’hommes, Marie Laurencin a su trouver sa place d’artiste peintre.

Marie Laurencin est née en 1883 et décédée en 1956. Vers 1907, Marie Laurencin a intégré le cercle des artistes et des poètes tournant autour de Picasso et de Guillaume Apollinaire, avec lequel elle vivra une histoire d’amour passionnante. Paul Guillaume fait la connaissance de Marie Laurencin, par l’intermédiaire d’Apollinaire entre 1911 ou 1912. Celui-ci achètera et vendra ses toiles. Devenue une figure du Tout-Paris et l’amie du couple Guillaume, elle peindra le portrait de Domenica dans les années 1920. Au début du siècle dernier, l’art de Marie Laurencin se perd dans l’ombre de son chevalier servant Guillaume Apollinaire. Marie Laurencin été le témoin des grands artistes cubistes et d’avant garde comme Picasso et Georges Braque. Certains ont dit qu’elle avait seulement gagné l’accès à ce groupe grâce aux faveurs accordées par Guillaume Apollinaire. Ce n’est pas juste. Marie Laurencin a commencé la peinture en 1902, cinq ans avant sa rencontre avec Picasso et Apollinaire, tordant ainsi le cou aux appréciations calomnieuses qui annonçaient ses débuts de peintre en 1908 année de sa rencontre avec Apollinaire et Picasso et illustrée par son toile la plus connue » Apollinaire et ses amis ». En 1907, elle expose pour la première fois au salon des Indépendants. Cette même année Picasso lui fait connaître Guillaume Apollinaire. De cette rencontre, naîtra une liaison aussi passionnée que tumultueuse qui durera jusqu’en 1912. En 1914 elle épouse le baron Otto von Wätjen et le couple s’exile en Espagne. Elle s’associe avec les artistes Sonia et Robert Delaunay grâce à une rencontre organisée par Francis Picabia pour lequel elle compose des poèmes qui paraissent dans la revue d’art en 1917. Elle retourne à Paris en 1920. Son style de peinture particulièrement poétique aux couleurs fluides et douces, une prédilection pour certaines formes féminines allongées et gracieuses lui permettront bientôt d’occuper une place privilégiée au cœur du Paris mondain des années vingt. Elle noue des liens étroits et enrichissants avec de nombreux écrivains, notamment Gide, Max Jacob, Saint-John Perse, Jean Paulhan, Lewis Carroll…De nombreuses galeries d’art exposent ses tableaux de peinture moderne et elle acquiert alors rapidement de la notoriété.