Lachieze-Rey est né en 1927 à Caluire dans le Rhône. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon entre 1947 et 1950 et à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris de 1951 à 1952 et obtient le second prix de Paris. Plusieurs expositions lui sont dédiées à la galerie art Lyon.

Il peint à Lyon jusqu’en 1957 puis à St Tropez (Var) jusqu’en 1961 et à St Romain-au-Mont-d’Or (Rhône) de1961 à 1974. Lachieze-Rey est mort à Lyon en 1974, dans un accident à l’âge de 47 ans. « Il n’y a presque pas de paysages proprement dits dans cette œuvre : peu de natures mortes. Mais des nus, des portraits ; surtout de ces lieux où les hommes se rencontrent, se rassemblent, rues, restaurants, cafés, salles de billard ou de concert ; et les paysages des villes, avec leurs foules de maisons, tiennent plus de l’humain que de la nature, eux aussi. Nul hasard là-dedans. Même si, à la fin, tout cela n’est plus que formes et couleurs sur de la toile, on ne peut douter qu’il n’y ait, au début, autre chose : nous-mêmes et nos semblables, simplement, nous, dans notre vie (…) Quand le peintre (un solitaire amoureux des foules, peut-être), comme il s’y plait avant tout, rassemble ces figures entre les murs d’un café ou d’une salle de réunion, on les dirait, pour un moment du moins, rassurées, à l’abri ; les couleurs se réchauffent, avec des roux, des rouge brique, des ocres, et ressemblent plus à celles du crépuscule. Là non plus, ces fêtes ne sont pas des triomphes ou des spectacles clinquants, on penserait plutôt au feu qui couve sous la cendre, et c’est un feu de bonté. Le mot aurait dû me venir bien avant, parce que ce feu rayonnait aussi dans le visage de Lachièze-Rey. » Voilà, résumé en quelques lignes la peinture de ce peintre qui séduit par la perfection avec laquelle il exerce son art et que la galerie art Lyon expose. Après l’école des Beaux-arts de Lyon puis de celle de Paris à la fin des années 40 et au début des années 50, Henri Lachièze-Rey retourne à Lyon avant de s’installer quelques années à Saint-Tropez. Peintre des scènes d’intérieur et plus particulièrement des cafés ou lieux de spectacles, son œuvre est à la fois intimiste et sensible. Lachièze-Rey s’attache à rendre l’atmosphère du quotidien jouant avec les cadrages.